
8 mars 2026
En cette Journée internationale des luttes pour les droits des femmes, notre solidarité doit dépasser les frontières.
En Palestine, en Iran, au Soudan, en République démocratique du Congo, en Ukraine ou en Afghanistan, les femmes subissent de plein fouet les conséquences des conflits : bombardements, déplacements forcés, famine, absence d’accès aux soins, violences sexuelles.
Le viol est utilisé comme une arme de guerre pour terroriser les populations, briser les communautés et humilier l'adversaire en attaquant sa dignité. Les Nations unies constatent une augmentation de 50 % des violences sexuelles liées aux conflits ces dernières années.
En 2023, 4 civils tués sur 10 dans les conflits étaient des femmes, une proportion qui a doublé en un an.
Et pourtant, lorsqu’il s’agit de négocier la paix, les femmes restent largement exclues des cadres de négociations : moins de 10 % des négociateurs dans les processus de paix sont des femmes.
Mais ce constat ne concerne pas seulement les zones de guerre. Partout, les droits des femmes sont contestés, remis en cause, fragilisés.
Soyons solidaires des femmes autochtones, souvent en première ligne face aux conflits, à l’accaparement des terres et à l’exploitation des ressources naturelles, et qui jouent un rôle essentiel dans la défense de leurs territoires, de la biodiversité et des équilibres écologiques dont dépendent leurs communautés.
Le combat féministe est un combat global : pour l’égalité, pour la dignité, pour la justice et pour la paix.
En ce 8 mars, pensons aux femmes qui vivent la guerre, qui résistent, qui documentent les crimes, qui protègent leurs proches et qui reconstruisent les sociétés malgré tout.