
4 nov. 2025
La crise au Soudan a fait plus de 13 millions de déplacés et ne peut plus être ignorée. Les populations y vivent des violences meurtrières et sont contraintes de déplacement dans des conditions de grande précarité et de vulnérabilité. Elles souffrent aussi du manque d’aide humanitaire international.
Selon Amnesty International, 15 millions de personnes, soit ⅓ de la population soudanaise sont confrontées à une insécurité alimentaire aiguë. C’est dans ce contexte de crise humanitaire qu’en séance au Sénat, j’ai interpellé le ministre chargé de l’Europe et des Affaires étrangères concernant la guerre au Soudan. Bien que la France a dénoncé les massacres ethniques à El-Fasher incluant pillages, enlèvements, viols et déplacements forcés, nous nous devons d’aller plus loin. Ainsi, j’ai demandé au gouvernement quelles mesures concrètes sont envisagées à l’échelle nationale et européenne pour faire respecter l’embargo sur les armes et assécher les circuits de financement illégaux.
J’ai aussi appelé au soutien d’une médiation politique indépendante, dégagée des influences étrangères afin de restaurer la souveraineté et l’unité du Soudan. Car cette guerre est devenue une guerre où les intérêts régionaux se disputent sur les ruines d’un peuple. Mon groupe politique a eu une position claire: les Écologistes dénoncent l’inaction et le silence de la communauté internationale aussi bien que l'absence de sanctions, de corridors humanitaires et de véritables pressions diplomatiques alimentent l’impunité.
Mon groupe exige ainsi notamment la saisine de la Cour pénale internationale pour juger les violations graves des droits humains, un embargo total sur les armes à destination du Soudan et un cessez-le-feu immédiat accompagné de corridors humanitaires protégés.