Aujourd’hui, j’ai eu le plaisir d’échanger avec Gautier Centlivre, représentant d’Action Santé Mondiale à Paris et membre du conseil d’administration de Coordination SUD.
Notre discussion a porté sur un sujet essentiel : les conséquences très concrètes de la baisse des aides publiques au développement.
Derrière les chiffres budgétaires, il y a des réalités humaines.
Réduire ces aides, c’est affaiblir notre capacité collective à prévenir de nouvelles pandémies. C’est fragiliser l’accès à la santé dans les pays les plus vulnérables, alors même que nous savons qu’aucune crise sanitaire ne s’arrête aux frontières.
C’est aussi compromettre la scolarisation de milliers de jeunes filles en Afrique, pour qui l’éducation reste le premier rempart contre la pauvreté, les violences et les inégalités.
C’est encore mettre en difficulté, ici en France, tout un écosystème de femmes et d’hommes engagés dans les métiers de la solidarité internationale, dont le travail est indispensable pour faire vivre notre idéal de fraternité.
Enfin, c’est affaiblir nos propres entreprises françaises qui développent des solutions de santé, innovent, exportent et participent à une coopération utile, durable et respectueuse.
La solidarité internationale n’est ni un luxe ni une dépense secondaire. Elle est un investissement dans la paix, la dignité humaine, la justice sociale et notre sécurité commune.
Défendre l’aide publique au développement, c’est défendre une certaine idée de la France : une France fidèle à ses valeurs, attentive aux plus vulnérables et consciente de ses responsabilités dans le monde.
Je continuerai à porter cette conviction avec détermination.
