J’ai accueilli au Sénat ce samedi 4 avril un colloque pour réfléchir à l’avenir des relations entre la France et l’Afrique. Intitulée « Réinventer le lien France-Afrique », cette rencontre a été pensée comme un moment d’échange ouvert et tourné vers l’avenir. Elle a rassemblé de nombreuses personnes engagées, avec une volonté commune : repenser ce lien en profondeur.
Ce temps d’échange s’est tenu en présence de Mme Khaïté SALL, ministre de la Santé de Guinée Conakry, dont la présence a donné une importance particulière à notre événement.
Le colloque s’est organisé autour de deux tables rondes.
La première, sur le thème « Les femmes, piliers du développement de la diaspora africaine », a réuni Aïssatou Konaté Traoré, journaliste et militante, Georgina Attah, fondatrice de Girl, Let’s Learn et directrice Europe de Woman of Valour, Naïma Laëtitia Peron, présidente de Light on Africa, et Samia Chaouchi, membre de l’association Djazpora. Toutes ont rappelé le rôle essentiel des femmes dans la diaspora. Elles créent des liens, portent des projets concrets et participent activement au développement des deux rives.
La seconde table ronde, « Entre héritage et réinvention : comment la Gen Z connecte les deux rives ? », a donné la parole à des jeunes engagés. Merem Tahar, experte en relations internationales et en politique climatique, Aboubakar Koné, étudiant en science politique et président de l’AJMASI, Nathanaël Andrianavalona, ancien porte-parole de la jeunesse malgache, et Sidney Ahidje, étudiante et animatrice du podcast « Au cœur des convictions », qui assurait la modération, ont partagé leurs analyses et leurs expériences.
Au fil des échanges, une exigence commune s’est dégagée : celle de bâtir une relation renouvelée entre la France et l’Afrique fondée sur le respect mutuel, la dignité humaine et l’égalité entre les peuples. Les jeunes générations, en particulier celles issues des diasporas, s’imposent aujourd’hui comme des actrices et acteurs à part entière de cette transformation. Elles ne se contentent plus d’interroger les héritages : elles proposent, construisent et agissent.
Face à cette dynamique, une responsabilité collective s’impose. Il ne s’agit plus seulement d’écouter ces voix, mais de leur donner toute leur place et de traduire leurs aspirations en actions concrètes.
Ce colloque constitue ainsi un point de départ. Il ouvre la voie à un travail de fond pour construire, dans la durée, un lien profondément renouvelé entre la France et l’Afrique.
Remerciements à l’ensemble des intervenantes et intervenants pour la qualité de leurs contributions, ainsi qu’à toutes celles et ceux qui ont pris part à ce moment d’échange et d’engagement.
